La conciergerie, c’est un espace. C’est un espace dans lequel vous avez, quand vous rentrez, c’est un bar, mais c’est un bureau, mais c’est une boutique. C’est-à-dire quand vous rentrez, vous avez une étendue d’objets comme ça qui sont à la vente, à l’achat, au troc.
à l’échange, aux dons, etc. Donc, multitude d’objets, de brocantes, d’antiquités, mais aussi de tout venant, des conneries, des merdes, de tout. Sachant qu’il y a toujours quelqu’un pour un objet, il y a toujours un objet pour quelqu’un, etc.
Quand vous rentrez dans cet établissement, sur le côté gauche, vous avez un grand mur avec des milliers d’annonces. Les annonces en fait sont des histoires de chacun sous forme de petites annonces qui peuvent être toutes sortes d’annonces. Toutes les annonces sont gratuites.
Donc ça peut être : je cherche un vélo ou ma grand-mère a besoin de quelqu’un pour monter les courses... Enfin toute annonce est un besoin en fait. Ça peut être quelqu’un qui vend quelque chose etc. Donc vous circulez chez le concierge, vous avez en face le bric à brac. Quand vous circulez, vous avez des bureaux, où vous pouvez aller voir le concierge, parce que vous voulez organiser un tournoi de pétanque, ou vous voulez des renseignements sur quelque chose, etc. Et quand vous continuez la circulation, vous arrivez de l’autre côté, où il y a un grand comptoir, où vous pouvez aller boire un café. C’est-à-dire que le matin, vous pouvez aller boire votre café chez le concierge. A la différence que quand vous buvez votre café, plutôt que de parler de la pluie et du beau temps avec le barman, vous parlez à un concierge ou à une concierge. Et en même temps, vous buvez votre café, vous lui dites, tiens, je cherche un vélo ou je voulais des renseignements sur ceci.
Donc lui, il enregistre un peu toutes vos demandes, vos offres, vos demandes et tout, qui bien sûr sont répercutées sur le tableau après d’annonce, etc. Donc l’idée, c’est de créer un lieu comme ceci. Donc je tiens toujours en compte le fait qu’il faille être à peu près bref. Donc l’idée par la suite, si on imagine théoriquement un lieu comme Maurs, vous imaginez une conciergerie ici. Après, un peu comme on fait de la mayonnaise, on peut en faire à profusion après parce qu’on rajoute un jaune d’oeuf et on peut monter d’autres mayonnaise en fait. Vous pouvez monter des conciergeries comme ça à Aurillac, à Figeac, à Rodez, comme ça, et monter un réseau de conciergeries.
En fait, c’est toujours des bars en fait. Le système, il s’appuie sur le fait que le bar vende des cafés. Si vous faites 100 cafés tous les matins, vous êtes bien au niveau financier. Sauf que si demain il existe un endroit où quand je vais boire mon café, je peux avoir plein d’annonces, etc. Moi personnellement, ça m’intéresse. Parce que j’ai toujours quelque chose à voir, à discuter, etc. Parce qu’en plus, il y a ce qui est prévu et il y a ce qui est imprévu aussi. C’est-à-dire que des fois, on peut tomber sur des annonces auxquelles on ne s’attendait pas du tout.
Et pour terminer, donc, par une sorte de système, si ça c’est un noyau, là on a un atome où une fois que vous avez un noyau central, vous pouvez avoir des ramifications sur, par exemple, Montpellier où j’habite, mais ça peut être aussi Paris, etc., Toulouse, donc un réseau comme ça qui se... qui s’amplifie de manière exponentielle du fait qu’une annonce fait rencontrer une personne, qui fait rencontrer un objet, qui fait rencontrer un service, qui fait rencontrer une annonce, enfin voilà quoi, la mayonnaise quoi.
Voilà, donc j’ai à peu près raconté l’histoire. Je terminerai l’histoire par quelque chose qui est assez... impressionnant et qui pose beaucoup de questions parce que toute l’idée de créer ce système est basée sur rien du tout, de la tchatche, c’est tout.
L’idée, c’est de créer cet événement et de réunir entre 100 et 200 personnes. Et bien sûr, de prendre les 100 et 200 téléphones de ces personnes et de commencer à prendre les premières annonces des gens. Donc, comment je me lance à partir de rien ? En fait, c’est un peu de la contre-culture. Si vous voulez, dans le système classique, vous voulez monter une entreprise, il faut de l’argent. Et quand vous avez de l’argent, après, vous l’investissez et il vous faut 10 ans pour le récupérer. Bref, etc. Là, c’est de la contre-culture dans le sens où c’est un système qui part de rien, de zéro, qui ne part que sur...
Je regardais la définition de l’intelligence selon Wikipédia, c’est la capacité de s’adapter et de se projeter en fait, c’est ce qu’il raconte. Donc je peux dire que ça part à partir de l’intelligence humaine collective et de la volonté, de l’énergie de faire les choses.
Pierre Figeac
Une idée d’éducation populaire
"Si ça, c’est un noyau..."