`C’était pendant l’été que je venais en vacances chez mes parents, du côté de Mauriac. Et alors c’était l’heure du goûter. Alors, à l’heure de quatre heures, on avait traité les vaches et on amenait le lait à la laiterie. Et l’âne était arrêté, attaché à un anneau, et il attendait que les domestiques aient fait quatre heures pour repartir. Alors, bon, moi j’étais avec mes soeurs et tout ça.
On me fait une tartine de confiture. Et alors, moi je regarde ma tartine et je dis à ma mère : Oh, mais il n’y a pas assez de confiture ! T’en as assez ! elle me dit, t’en as assez ! Eh bien, puisque c’est comme ça... Je vais la donner à l’âne. Et je vais porter la tartine à l’âne. Je ne voulais pas la lui donner en fait. Mais j’étais là comme ça : l’âne était attachée à un anneau et j’étais là avec ma tartine, que je lui faisais voir. Mais je ne voulais pas la lui donner.
Mais tout d’un coup, il a fait hop ! Et il a mangé ma tartine. Mais je n’ai pas eu droit à une autre tartine. Tant pis. Tu l’as donnée à l’âne, tant pis pour toi.
Et voilà.
Marie Angélique Mauriac
L’âne et la confiture
Tant pis pour toi !