Mes parents étaient agriculteurs. J’étais fils unique, et comme tous les fils uniques à cette époque-là et dans l’agriculture, on n’avait pas trop le droit de sortir comme ça très tôt. Et moi, j’avais pas eu la chance d’avoir une famille nombreuse avec des frères plus grands ou des sœurs plus grandes pour pouvoir sortir. Donc j’ai mis du temps. Et puis quand j’ai eu la chance d’avoir ma voiture... À 19 ans. Et on partait avec des copains. On a commencé à faire les bals des fêtes, bien sûr, un petit peu. Mais bon, il fallait rentrer de bonne heure. Enfin, de bonne heure. À cette époque-là, on commençait les bals très tôt. Mais comme à 6 heures du matin, il fallait traire les vaches. Donc c’était un peu compliqué. Et puis avec les copains, c’était bien sûr à ce moment-là plus le bar qu’autre chose, que danser. Et tout ça Et puis, ça a continué un peu comme ça, ils ont eu leur permis, donc on faisait une fois l’autre, ils aimaient bien changer dans la soirée, d’aller d’un bal à un autre. Et bien sûr, ils ne travaillaient pas forcément le lendemain, moi aussi, donc j’en ai eu un peu marre, et puis j’avais décidé que bon, ça suffisait, je m’arrête un peu.
Et puis, dans les bals, bien sûr, on rencontrait d’autres personnes qui étaient du village, avec qui on dansait un petit peu, tout ça. Et puis, il y a une dame, une demoiselle, Ginette, pour ne pas la citer, qui un jour vient me voir, puisque nous étions dans le même village.
Bon, elle est quand même plus vieille que moi, mais... Mais elle vient me voir, elle me dit : mais on ne te voit plus. Non, parce que je n’ai plus envie de sortir, parce qu’aller d’un bar à l’autre, c’était la bière à l’époque, et c’est vrai que ce n’était pas terrible après.
Et alors, elle me dit : écoute, viens avec nous. Alors, ce viens avec nous, c’était un peu spécial, parce qu’elles n’étaient que des filles. Donc je me voyais mal partir avec elles, même si on se connaissait depuis très très longtemps, puisqu’on était dans le même village. Et bien j’ai dit : pourquoi pas ? Et pendant, combien ? Deux ans ? Trois ans ? Quatre ans ? Nous sommes sortis, moi avec quatre filles. Voilà. Et c’était, j’appelais mon harem quoi, voilà. Donc on s’est bien amusé, on a bien dansé.
Et puis un jour, j’ai rencontré un copain d’école qui avait une copine qui tournait autour de lui. Je trouvais qu’elle était un peu bizarre. Bon, j’ai dit c’est sa copine. Et puis j’ai appris que finalement c’était sa sœur. Donc voilà. Et à partir de ce moment-là, j’ai un peu laissé tomber mon harem. Disons que voilà, c’était des bons moments passés, d’amitié et tout ça,
avec ces quatre jeunes filles qui sortaient avec moi à ce moment-là.
Jean Marc Drugeac
Son harem pour aller danser
Drôles de dames au bal