Je suis co-gérante de la pisciculture du Ganel à Polminhac. Donc je vais vous raconter une petite anecdote. Avant nous étions boulangers à Saint-Jacques-des-Blats, nous y sommes restés 17 ans, un jour mon mari va faire du quad avec Noël, l’ancien propriétaire de la pisciculture. Et là, Noel lui dit : tu sais, un jour, t’achèteras ma pisciculture. Alors, ça fait sourire mon mari. Il rentre à la boulangerie et me dit : tu sais, Noël, il a dit qu’un jour, on achèterait sa pisciculture. Et là, je le regarde et puis j’ai dit, oui, on va passer de la chocolatine aux truites ! J’ai dit, non, mais n’importe quoi. Et mon mari est tombé allergique à la farine. Donc, on a vendu notre boulangerie et on s’est retrouvés à chercher, à 40 ans, qu’est-ce qu’on allait faire à nouveau. Quelle aventure, on allait attaquer ? Et vu qu’on voulait travailler ensemble, le côté famille, et puis on est habitués à être ensemble. Un jour, on se promenait, puis on a dit : tiens, on va passer voir Noël. Et Noël nous dit, vous savez, les jeunes, moi, je veux prendre ma retraite, je vais avoir 60 ans.
Si vous voulez acheter la pisciculture. Et là, mon mari dit, je vais venir faire quelques mois avec toi, voir comment ça se passe. Et ça lui a plu.
Et puis moi, il y avait les marchés, le contact avec les gens encore. Et là, on s’est lancé dans l’aventure. On a passé un an aux côtés de Noël qui nous a appris comment gérer la pisciculture avec ses avantages et ses inconvénients.
Et nous voilà maintenant à la pisciculture. Donc, comme quoi, il ne faut jamais dire jamais, parce que tout peut arriver dans la vie. Et aujourd’hui, on est bien passé de la chocolatine aux truites.
Et on en est ravis parce que Noël nous a portés, nous a appris comment s’adapter à cette nouvelle vie. Il nous a portés comme un papa. Donc aujourd’hui, on le remercie.
Et comme quoi, voilà, la dernière phrase sera dans la vie, il ne faut jamais dire jamais.
Fabienne Vic sur cère
Des chocolatines aux truites
"Ne faut jamais dire jamais"