Nous avions découvert ce film en festival il y a quelques années. On l’avait gardé bien au chaud, et là il nous semblait important voire nécessaire de le sortir à l’air libre.
Deuxième fois que nous organisons une soirée à Labrousse, nous avions si bien été reçus la première fois que l’on y revient avec grand plaisir !
Merci à la Mairie pour le prêt de la salle polyvalente.
Nous vous proposons de nous retrouver à 20h pour la projection de ce film, précédé d’un superbe court-métrage d’animation*.
Et puis, après ça, on discute autour d’une auberge espagnole (chacun.e apporte à boire, à manger et on partage).
Comme toujours pour nos projections, la participation est libre : donne qui peut et qui veut.
* Le marcheur, de Frédéric Hainaut, de 2018.
Récompensé lors du festival Anima en 2018, ce film avait déjà marqué les esprits pendant le festival du court métrage de Clermont Ferrand où il avait reçu le prix du meilleur film d’animation francophone. Le Marcheur est ouvrier dans une usine aviaire. Dégoûté par son travail abject, il se met en marche et trouve refuge parmi les Indignés. Errant, il dilue sa colère dans la leur.
Un petit bijou d’animation, Le Marcheur est un poème, une ode à la liberté.
Un extrait de "La guerre des centimes"
L’avis de Tënk
Le naturel déconcertant avec lequel un premier film, sans y toucher, fait du cinéma. Comme si le réalisateur avait tout assimilé de la grammaire cinématographique, pour en jouer de manière libre, évidente, immédiate. La Guerre des centimes, sous son image tremblante, granuleuse, caméra vidéo d’un autre temps que 2019, joue brillamment avec la mise en scène.
Il y a ces dates et heures affichées à même l’écran, qui nous donnent des repères temporels, puis nous perdent – exprès, ou pas. Il y a l’art du flash-back, par vidéo interposée regardée sur un téléphone, qui isole un personnage par rapport à l’action et accentue sa solitude. Il y a des intertitres intégrés à l’action : affiches, slogans évocateurs, commentaires sur le film lui-même. Et puis ce split-screen littéralement magique par lequel le réalisateur se dédouble de manière incompréhensible, en un instant…
Et tout cela est discret. Et sert un film dur et touchant.
Jérémie Jorrand / Responsable de l’éditorial et de la programmation de Tënk
KiFéKoi
• Réalisation : Nader Samir Ayache
• Écriture : Nader Samir Ayache
• Image : Nader Samir Ayache
• Son : Emmanuel Desguez, Marwen Gallala
• Montage : Nader Samir Ayache, Samar Banawaz
• Musique originale : Marwen Gallala
• Mixage : Emmanuel Desguez
• Production (structure) : GREC - Groupe de Recherche et d’Essais Cinématographiques